Cair-O-Cap: l’aventure, oui mais solidaire!

Par Julien Lahaye. Article publié le 05/12/2019.

Point de départ: Le Caire; point d’arrivée: Le Cap. Entre ces deux destinations: 12.000km de routes et de pistes, mais surtout 12.000km d’une aventure humaine extraordinaire... Voici ce que s’apprêtent à vivre François et Bruno! Découverte de ce projet hors-norme.

Francois Destombes, 57 ans et Bruno Arnould, bientôt 50 ans sont deux motards amoureux de la nature, de paysages enchanteurs et de belles rencontres humaines. Passionnés par la moto, les deux compères ont déjà pas mal bourlingué, seuls ou en duo, avec leurs enfants ou simplement entre potes.

Ces divers voyages leur ont donné l’envie d’ouvrir une nouvelle fenêtre dans leur train-train quotidien en partant à la découverte de personnes qui vivent, pensent et mangent différemment. Une pause bien nécessaire afin de se confronter à la réalité tout en se libérant des contraintes occidentales de rendement, de résultats et d’obligations. 

Le rêve d’une vie

Cela faisait déjà un moment que l’idée trottait dans la tête de Bruno. À l’aube de ses 50 ans, ce motard voulait marquer le coup en s’offrant un voyage qu’il n’oublierait jamais. François connaît quant à lui très bien l’Afrique pour y avoir posé ses roues à plusieurs reprises. Tombé amoureux de ce magnifique continent, François n’avait qu’une seule envie: y retourner.

Les discussions vont bon train entre les deux amis, mais le projet ne se met pas en place. Cependant, un jour, Bruno reçu un bien curieux message: “Prépare tes affaires, on part au Bénin, tu as 30 minutes pour te décider!” 

Malheureusement, les délais sont bien trop courts pour organiser un tel voyage, les congés manquent et surtout, la situation géopolitique s’avère être extrêmement complexe. Bien qu’étant initialement une boutade, ce petit sms fait son bonhomme de chemin dans l’esprit de Bruno.

Les réflexions s’enchaînent et le projet se met en place. “Traverser l’Afrique pour simplement faire des kilomètres à moto dans des conditions particulières sans laisser d’autres traces que celles de nos pneus à crampons ne nous satisfait ni l’un, ni l’autre.” nous explique Bruno. “Nous souhaitons donner une valeur supplémentaire à cette aventure de manière à vivre un véritable échange avec l’Afrique et ses populations.”

Un projet solidaire

Travaillant dans le domaine de l’épuration des eaux depuis près de 20 ans et étant sourcier à ses heures perdues, Bruno a une affinité particulière avec le précieux liquide. François travaille quant à lui pour le groupe Atlas Copco. La firme, basée à Overijse, a créé en 1984 une fondation humanitaire nommée « Water for All » dont la conviction profonde est que l'eau potable est un droit sacré.

Les fonds récoltés par Water for All sont destinés à la mise en œuvre de points d’accès à l’eau potable et, pour chaque Euro versé par un employé du groupe, Atlas Copco s’engage à verser deux Euros supplémentaires. Le montant du don est ainsi multiplié par trois et les fonds récoltés sont destinés à la mise en œuvre de points d’accès à l’eau potable. 

Afin de venir en aide aux populations souffrant chaque jour de ce manque d’accès à l’eau, les deux compères entreprendrons une récolte de fonds au moyen d’un système de parrainage par kilomètre parcouru, sous forme de promesse de dons. Un compteur sera en ligne sur le site www.cair-o-cap-mototrip.be : le montant affiché augmentera au fur et à mesure que l’Afrique se dévoilera sous les roues de leurs KTM 790 Adventure. 

Au terme des 100 jours de voyage, la totalité des fonds récoltés sera reversé à l’organisation Water4All. Ces fonds permettront la concrétisation de projets supplémentaires d’accès à l’eau potable. “Nous profiterons également de notre périple pour visiter quelques réalisations Water4All dans les pays traversés et souhaitons, dans la mesure du possible, nous entretenir avec les personnes rencontrées pour mieux appréhender les difficultés vécues au quotidien pour accéder à l’eau potable. Sensibles au problème du réchauffement climatique, nous étudions également un moyen de compenser l’empreinte carbone de ce voyage.” 

Ce projet vous parle? Suivez l’avancement des deux compères via leur site web et si l’envie vous en dit, vous pourrez aussi apporter votre pierre à l’édifice en faisant un don. 



 

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