Comparo: BMW G 310 R vs KAWASAKI Z400 vs KTM 390 DUKE vs YAMAHA MT-03

Par Laurent Cortvrindt. Article publié le 27/08/2019.

La débutante, le briscard, le rookie & le comptable

Elle, débute à moto avec ses attentes féminines et ses appréhension face à ce secteur encore trop macho. Eux, trois lascars aux profils bien différents, ont déjà bien roulé leur bosse. Le chef de bande? Un vieux briscard à qui on ne vient pas la raconter. Le rookie? Un louveteau aux dents déjà longues. Pour les surveiller? Un expert comptable qui «tripe» avec son compte en banque.

 

Ensemble, les voici partis pour un road trip sur quatre roadsters accessibles à plusieurs points de vue. Accessibles financièrement, tout d'abord, puisque deux s'avèrent d'ailleurs éligibles pour notre dossier «plus de 125cc à moins de 5.500€» (à retrouver dans votre Moto80 #824) alors que les deux autres ne loupent le «cut» que d'une petite poignées d'euros. Accessibles mécaniquement, ensuite, puisque segment des 125cc excepté, ils représentent la porte d'entrée, en termes de cylindrée et de puissance, vers le monde de la moto.

On constatera d'ailleurs que, depuis quelques années, cette porte d'entrée a tendance à quelque peu reculer. Autrefois, les motos d'accès de gamme cubaient de 250cc à 300cc. Aujourd'hui, les moteurs gonflent et s'approchent de la centaine supérieure, à l'instar des valeurs de la Kawasaki et de la KTM. Avec ses 286cc, la seule représentante de cette «ancienne garde» aurait dû être la Honda CB300R… «Aurait» car, malheureusement, elle s'est avérée indisponible lors de notre sortie. Mais grâce à son tarif placé de 5.099€, vous la retrouverez dans notre dossier.

Avant de laisser la parole à nos quatre cavaliers de l'apocalypse, par souci de transparence, signalons que si la BMW et la Yamaha nous ont été confiées «stock», la Kawasaki se pare du kit performance à 599€ comprenant un échappement sport Akrapovic, un couvre-selle passager et un tankpad en Z tandis que la KTM se la joue grande-duchesse: couronne 44T à 48,64€, disque de frein wave à 227,18€, protection de carter d’embrayage, de carter d’allumage et de levier toutes trois à 98,19€ pièce, couvercle de maître-cylindre à 24,81€, couvercle carter de filtre à huile à 28,80€, couvercle de réservoir de frein arrière à 44,65€, support de silencieux à 98,19€, silencieux Akrapovic à 594,11€ et chaîne XW-ring orange à 127,96€. Soit un total de 1.500€ d'options. De quoi changer significativement le look de miss orange sur nos photos… et le montant du virement à effectuer sur le compte du concessionnaire…

Premiers km

Galanterie oblige, laissons la parole en premier lieu à Anne-Catherine Martens, jeune motarde depuis un an, et qui vient d'acheter sa première moto: une Yamaha Fazer 600 d'occasion. En tant que motarde débutante, la voici donc embarquée - de gré, on vous rassure… - sur ce comparo roadster.

Ses premiers kilomètres de selle musicale vont se passer sur la Yamaha MT-03. «Je ne sais pas si c’est pour cette raison ou si c’est dû à son petit gabarit mais elle restera ma préférée, ou presque, jusqu’au bout. Mes premières impressions s'avèrent très positives. Je me sens à l’aise dessus. Sûrement grâce à sa selle étroite et basse car, sans talons, je ne dépasse pas les 1,65m. Et vu ma jeune expérience derrière un guidon, pouvoir poser les pieds à plat sur le bitume me rassure toujours. Si j'apprécie la légèreté de la MT-03 pour la relever ou la déplacer à l’arrêt, sur l’autoroute se sentir valser d’un côté à l’autre de la bande à cause des conditions météorologiques assez venteuses que nous avons eu pour quitter notre capitale et rejoindre nos compagnons de route me fait moins rire. Au fur et à mesure des kilomètres, même si je n’y connais rien côté mécanique, je sens quand même que j’ai déjà fait le tour de ses capacités et que je pourrai m’ennuyer assez vite avec celle-ci dès mes premières peurs de débutante envolées».

Le second coup de cœur d'Anne-Catherine ira à la Kawasaki Z400. Malgré un look un peu plus masculin à son goût. La Verte recueille les faveurs de notre lady car, comme pour sa compatriote, elle propose une selle étroite et basse. Mais avec un plaisir de conduite tout différent. «Je pense qu’avec ce modèle, les débutantes seront rassurées et les plus expérimentées prendront du plaisir à la conduire encore et encore. Car avant de sortir tout ce que la Kawsaki a dans le ventre, il faudra déjà parcourir quelques kilomètres. Moi sur ces quelques heures, elle ne m’a en tout cas jamais lassée. Seul bémol: ses rétroviseurs où l’on ne voit absolument rien. Jeune pilote que je suis, avec une technique du regard que je ne maîtrise pas encore parfaitement, ce n’est pas un détail à prendre à la légère quand vous sortez sur la route».

Orange stressante

Le temps de changer de guidon est déjà venu et Anne-Catherine regrette de devoir rendre les clés. Elle se plaisait visiblement bien sur cette Kawa. La voici à présent sur l'allemande de ce comparo: la BMW G 310 R. «C’est tout de suite moins drôle et, surtout, moins rassurant pour mon gabarit. Car malgré sa selle étroite, la BMW reste fort haute et beaucoup plus lourde à relever. Mais une fois la première vitesse passée et les pieds relevés, je prends beaucoup de plaisir à la conduire. Son guidon s'avère assez large mais cela ne me dérange pas. Je passerai, comme sur les trois premières, un très bon moment en selle». Anne-Catherine ne l'avouera pas mais à chaque changement de moto, elle évitait soigneusement la dernière du quatuor car son look, très brut, l'impressionnait beaucoup.

«Et puis KTM, comme les motards le disent: on aime ou on n'aime pas. Et avouons-le, je ne suis pas fan. Pourtant, il m’en faut beaucoup pour ne pas apprécier la gamme entière d'un constructeur. Mais là n’est pas la question, je n'ai plus le choix et me voici donc sur notre autrichienne. Première constatation, la 390 Duke se montre très haute avec une selle épaisse. Ce qui ne me met pas à l’aise à l’arrêt. Positionné très près de la selle, le guidon induit un sentiment de conduite assez étrange et implique une position très droite sur la moto. Toutefois, que je me trouve si droite sur la moto, même si cela m'étonne, ne me dérange pas outre mesure. Mais rien à faire, avec ce guidon si près, je n'arrive pas à me relaxer totalement. Et même s'il s'agit certainement d'un mauvais réflexe de débutante, j’ai l’art de regarder le tableau de bord assez souvent pour vérifier la vitesse à laquelle je roule, et sur quel rapport j'évolue. Du coup, j’ai l’impression de devoir fort pencher la tête. Mais bon, si c’est une mauvaise habitude, autant ne pas s’attarder sur ce détail. Après mes quelques kilomètres dessus, je dois avouer que je suis contente de repasser sur une autre machine».

Après deux jours de roulage à passer d'une moto à une autre, le verdict d'Anne-Catherine tombe. «Mes deux préférées resteront les japonaises, avec un petit plus pour la Kawasaki qui, avec le temps je pense, continuera à apporter du plaisir à son pilote, ce qui semble moins probable avec la Yamaha. Vient ensuite la BMW, très agréable à conduire, mais avec laquelle je me suis sentie moins à l’aise dû à son poids. À côté du podium, je placerai la KTM. Mais peut-être ne suis-je pas assez objective vu mon peu d'intérêt pour la marque...»

Nouvelle recherche

Place à présent au vétéran du jour. Mais un vétéran toujours bon pied bon œil et qui, avec son expérience, n'a guère besoin de temps pour cerner le caractère d'une bécane… «Pompompompom, ici Londres, les papys font de la résistance. Je répète, les papys font de la résistance!» C’est inéluctable: quoi que vous fassiez, votre force physique s’amenuise avec l’âge et le temps qui passe.

Mais comme votre passion pour la moto reste toujours intacte, il vous faut composer et vous orienter vers des machines plus légères à manœuvrer. Autre cas de figure: vous avez construit votre vie professionnelle et familiale et vous voulez renouer avec la moto mais façon mollo? «Alors voici quatre machines qui, dans les deux situations, pourront faire l’affaire. Avant tout parce qu'elles s’offrent à des prix d’achat attractifs et qu'elles n’imposent pas un entretien exorbitant. Mais laquelle choisir?» Si le look est une affaire de goûts personnels, notre vétéran considère que la BMW et la Yamaha jouent dans un registre traditionnel, quand la KTM, avec sa parure orange, son cadre blanc et quelques options bronze-orangées reste dans l’optique sportive de la maison autrichienne et que la Kawa sacrifie à la mode actuelle tout en angles et aspérités.

«À présent, en selle! Enfin, façon de parler car chez Kawa et Katé, on semble avoir oublié cet accessoire et lors des changements de montures, les selles des deux autres apparaissent comme des sofas! La KTM dispose d'un guidon très large qui vous positionnera comme un champion du Superbiker, soit fort sur l’avant. Si la position de la Yamaha se montre plus neutre, la Kawa se retrouve un peu entre les deux, avec des pieds davantage posés vers l’arrière. Mais pour les 1,80m et plus, les genoux viendront s’appuyer sur la dernière arrête des flancs latéraux supérieurs. Pour la  BMW, c’est surtout la largeur du réservoir au niveau des cuisses  qui surprend».

Dans tous les cas, pour notre doyen, la conduite en duo est à oublier. Mais pour ceux qui voudraient quand même tenter leur chance, la mieux appropriée pour l'exercice semble être la Yam, même si l'on ne restera pas à labri d'un coup de gueule de la passagère, surtout avec une protection inexistante du garde-boue arrière.

Mono ou bi

Parlons à présent un peu moteur. Un choix s’offre à vous: monocylindre ou bicylindre? Débutons par les monos. «On constate d’emblée que les autrichiens ont mis à profit leur expérience dans les divers championnats du monde pour doper au max leur 390cc qui parviennent à faire jeu quasi égal avec les bicylindres au niveau de la puissance et des réactions, alors que BMW travaille avec un moteur nettement plus amorphe. Chez les twin, le bloc de la MT-03 ne se montre pas des plus pétillants, vous en aurez vite fait le tour. Peut-être une manière de vous diriger indirectement vers la MT-07? Alors que celui de la Z400 se révèle le plus dynamique. Rappelons que Kawa a toujours compté sur un bon twin. Jadis, il fut d’ailleurs mis à toutes les sauces: de la GPZ sportive au classique roadster, en passant par un chopper».

On peut même dire que pour un 400cc, le moteur de la Z400 marche fort, surtout si vous poussez les rapports intermédiaires vers la zone rouge. Toutes les boîtes se sont montrées faciles, bien étagées, avec des embrayages précis. C’est important car vu les cylindrées, les couples moteurs sont limités. Surtout chez les monos où vous devrez rentrer deux rapports là où les bi se contenteront de n’en descendre qu’un.  Tricoter  du sélecteur sera donc indispensable. Prenons, par exemple, un rond-point en conduite normale: l’entrée se négocie sur votre lancée mais, au milieu, celle-ci à disparu et vous serez immanquablement à la recherche de tours minutes.

Mention «suffisant» pour les suspensions, avec un bonus pour la KTM dont la fourche travaille mieux en début de course pour gommer les petites aspérités des  chaussées. «Par contre, son grand guidon sera gage de prise au vent conséquente sur autoroutes ou voies rapides: bonjour les bras! Vu la position de conduite de l’autrichienne moins conventionnelle que celle des trois autres, la 390 veut n’en faire qu’à sa tête. Et dans les courbes et virages, il faudra lui imposer physiquement votre ligne de conduite. Elle se rattrape par un freinage très mordant qui n’a d‘égal que celui de la Kawa. Celui de la Yam se montre plus soft alors qu’à ce niveau, j’estime la BMW en retrait».

Les durites aviation ne compensent pas la vétusté d’un maître-cylindre tout droit sorti des années soixante. C’est beau de faire des économies pour raboter les prix, mais quand même! «Ma conclusion: si, malgré votre âge, vous avez toujours un esprit de sale gamin frondeur et frimeur, la KTM sera pour vous. Si vous aimez les monos à l’ancienne, voyez chez BMW. Si vous la jouez cool et relax, la Yam sera un bon choix, et madame appréciera une courte balade de temps à autre. Enfin, pour les sensations, optez pour la Kawa dont le moulin en garde toujours un peu sous le coude. Mais une selle confort et des extensions pour les rétroviseurs seront des options indispensables à négocier lors de votre achat».

Critères décisifs

Pour un jeune loup, choisir, c’est renoncer! Acquérir sa première moto, celle avec laquelle vous partagerez vos premières émotions, se révèle une entreprise ardue. Et pour rendre votre décision encore un peu plus difficile, les constructeurs rivalisent d’ingéniosité afin de vous offrir des modèles de plus en plus séduisants. Dès lors, sur quels critères se baser? «En ce qui me concerne, trois points s’avèrent décisifs: les performances, le look et le plaisir de conduire au fil du temps. Les règles sont définies, place à l’action! La première à passer sur le grill est la BMW G 310 R. Avec son poids plume de 158kg en ordre de marche, les premiers tours de roues apparaissent d’une facilité déconcertante. La petite béhème virevolte d’un virage à l’autre sans aucune difficulté, ce qui compense en bonne partie le manque de vigueur de son monocylindre cubant 313cc».

Volontaire, ce dernier peine quelque peu lors des relances et s’accompagne de vibrations omniprésentes nuisant au confort général. Dommage, car avec ce niveau de finition BMW a certainement une carte à jouer sur ce segment! «Passons à notre second mono avec la sublime KTM 390 Duke. Son look taillé à la serpe en jette un max et la filiation avec ses grandes sœurs saute aux yeux. Généreusement dotée, la katoche embarque un superbe écran LCD hypercomplet et lisible en toutes circonstances. Plus que son aspect extérieur, son cœur attise ma convoitise. En effet, son monocylindre de 373cc est certainement l’un des plus jouissif de sa catégorie! Chaque accélération s’accompagne d’un «BRAAAP» reconnaissable entre tous».

Pour maîtriser ces envolées, KTM a greffé à sa Duke un disque de frein de 320mm pincé par un étrier Bybre à quatre pistons. D’une efficacité redoutable, ce dernier manque toutefois de progressivité et peut être une arme à double tranchant pour un non-initié. La mise sur l’angle se montre, elle aussi, assez particulière tant elle demande un engagement physique à son pilote. Une sensation de lourdeur du train avant sans doute explicable par une position typée supermotard. Tout comme le design: on aime… ou pas. Qu’à cela ne tienne, ne nous laissons pas abattre.

Il est à présent temps de faire connaissance avec la Kawasaki Z400 au design et à la corpulence évoquant le style Sugomi de la Z650. «Ne perdons pas de temps et mettons-nous en selle. Première constatation, cette dernière est dure comme une planche à repasser! Aidé par un embrayage à glissement assisté, j’enclenche la première et la Z me gratifie d’une vigueur à l’accélération insoupçonnée. Ses 45ch se font sentir et cela n’est pas pour me déplaire». Elle battra d’ailleurs chacune de ses concurrentes du jour! Sans surprise, seule la KTM sera en mesure de rivaliser... avant d’être pénalisée par son manque d’allonge.

Le freinage, progressif juste comme il faut, se révèle mordant lorsque l’on empoigne le levier. «Petit bémol toutefois pour le freinage arrière, rapidement bridé par un ABS trop intrusif à mon goût. Je passe à présent sur la Yamaha MT-03, présentée dans son coloris Yamaha Blue du plus bel effet. Avec une hauteur de selle culminant à 780mm, la Yamaha se montre la plus accessible du lot. L’accessibilité semble d’ailleurs avoir été le maître mot des ingénieurs nippons tant cette MT-03 s’est avérée facile à piloter».

Bien qu’il ne développe que 31ch pour 29Nm, son bicylindre s’est montré assez convaincant pour une utilisation quotidienne. «Ma raison me pousse à élire cette MT-03 comme étant la plus polyvalente. Toutefois, son côté trop linéaire et avare en sensations me laisse penser qu’elle deviendra rapidement lassante pour celui qui entend enquiller les kilomètres à son guidon. Comme je vous le disais en début d’article: choisir, c’est renoncer. Après mûre réflexion, mon choix est validé: ce sera la Z400… mais avec une selle confort s’il vous plaît»!

Conclusion

Comme on a pu le constater, en fonction des besoins, des attentes et des morphologies de nos essayeurs, certains résultats varient. Une moto, pourtant plus légère sur la balance que sa concurrente, peut, de cette manière, paraitre plus lourde pour notre essayeuse. En effet, une hauteur de selle, une largeur de guidon, un carénage davantage proéminent modifient certaines perceptions chez les personnes qui n’ont pas forcément l’habitude de changer de moto tous les jours.

D’autres constatations, par contre, ont été soulignées à l’unanimité. J’appuie mes compagnons sur cet essai quand ils disent que la Z400 propose le moteur le plus complet. Reprises, puissance, allonge, tout y est. Tests à l’appui, seul le bloc de la KTM rivalise... jusqu’à la zone rouge. Ensuite, l’allonge de la Kawa fait le reste. Par contre, nos quatre fessiers ont regretté la selle de la Verte, et personne n’a vu quelque chose dans ses rétros, la faute aux tiges trop courtes.

Je m’attendais à ce que notre essayeuse débutante se sente le plus à l’aise sur la BMW ou la Yamaha. Et ce fut le cas. Plus confortable pour la BMW, plus polyvalente pour la Yamaha, ces deux motos se laissent surtout «cerner» beaucoup plus vite et se montrent très conciliantes. La BMW est clairement en retrait au niveau des performances pures et de la puissance de freinage. Mais c’est aussi la moins chère et la plus confortable.

Quant à la Yamaha, difficile de lui trouver une qualité dont ses concurrentes ne peuvent se vanter... si ce n’est peut-être la plus importante: l’absence de défaut majeur! De son côté, la KTM réclame un minimum d’expérience pour s’élancer franchement à son guidon, de par la position de conduite très typée qu’elle impose. Elle se positionne également comme la plus valorisante de ce comparo, en termes de design, de finition et de dotation. Par contre, il faut allonger les billets, surtout si on souhaite l’agrémenter de petits accessoires comme la machine de notre essai.

La débutante, le briscard & le rookie se sont donc mouillés. Mais que fait le comptable? Eh bien, justement, il compte. Et il essaie de déterminer celle qui va lui apporter «le plus pour le moins».

Le tarif moins agressif de la MT-03 va, dans cette optique, malheureusement éliminer la Yamaha. Pour 50€ de moins, la KTM propose un tableau de bord beaucoup plus moderne, une jolie selle surpiquée, un design vraiment exclusif et des performances supérieures. Pour 450€ de moins, le comptable hésitera-t-il avec la BMW? Pas longtemps.

Le freinage acéré de la KTM et le plaisir de conduite que l’on retire du mono autrichien parviendront à faire pencher la balance en faveur de la 390 Duke. Par contre... face à la Z400, c’est une autre affaire. La Kawasaki en impose à la KTM au niveau du moteur. Elle fait jeu égal au niveau du freinage et lui met 350€ dans la vue au niveau tarifaire. Entre ces deux-là, ça va se jouer à pile ou face...

Avec la participation de, par ordre d'apparition: Anne-Catherine Martens, Philippe Borguet & Julien Lahaye

BMW G 310 R

Les up

- Machine très accessible

- Comportement sain

- Selle confortable

Les down

- Freinage un peu mou

- Détails de finition

- Sensibilité de l’ABS

Prix de base: 5.299€

Prix du modèle essayé: 5.299€

Consommation mesurée: 3,80l/100km

 

KAWASAKI Z400

Les up

- Bloc complet

- Tarif agressif

- La plus performante

Les down

- Selle dure

- Tiges de rétros trop courtes

- Leviers non réglables

Prix de base: 5.399€

Prix du modèle essayé: 5.998€

Consommation mesurée: 4,08l/100km

 

KTM 390 DUKE

Les up

- Mono performant

- Excellents rétros

- Dotation et finition

Les down

- Mais design clivant

- Manque de souplesse à bas régimes

- Confort perfectible

Prix de base: 5.749€

Prix du modèle essayé: 7.237,91€

Consommation mesurée: 4,35l/100km

 

YAMAHA MT-03

Les up

- Machine polyvalente

- Très accessible

- Premier pas vers les MT

Les down

- Pas de garde-boue

- Rayon de braquage

- Placement tarifaire

Prix de base: 5.799€

Prix du modèle essayé: 5.799€

Consommation mesurée: 3,51l/100km

 

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