Essai Fantic Caballero 500 Rally: complément TT

Par Laurent Cortvrindt. Article publié le 12/01/2021.

Après avoir limé le bitume et enchaîné les virolos au guidon de cette Fantic Caballero 500 Rally, nous avons déniché, un peu par hasard, une petite piste de dirt-track. Exactement ce qu’il nous fallait pour les photos!

Texte Roland Brown - Photos Fantic

Les lecteurs possédant un certain nombre – ou plutôt un nombre certain – de kilomètres au compteur se rappelleront certainement sans trop de problèmes la Caballero, une moto plutôt exotique qui a fait fureur dans les années 1970. Le look de ces machines d’antan se retrouve sur l’ensemble de la gamme actuelle de la Fantic Caballero, composée des versions Scrambler, Flat Track et désormais donc aussi Rally. Contrairement aux deux autres modèles, déclinés en 125cc, 250cc et 500cc, la Rally n’existe qu’en 500cc. Son monocylindre à quatre soupapes produit par le fabricant chinois Zongshen délivre une puissance de 39ch à 7.500tr/min. Comme les autres Caballero, le style rétro de la 500 Rally s’accompagne d’une finition de très belle facture et d’un souci du détail manifeste. La plaque porte-numéro est ainsi réalisée en aluminium, le phare intègre des LED et l’échappement Arrow, qui épouse avec élégance les galbes de la moto, arbore un bouclier thermique en carbone et se termine par deux petits silencieux biseautés. Mais il y a évidemment aussi le revers de la médaille: cette ligne d’échappement produit une sonorité fort sobre et la lisibilité des témoins et du compte-tours n’est pas très bonne. Par ailleurs, tout en présentant un look assez bizarre, les commandes, comme celle par exemple des clignoteurs, sont plutôt du genre à provoquer des sueurs froides, dans le genre de celles que l’on connaissait avec l’électronique des machines italiennes voici plusieurs décennies.

Partage

Le cadre poutre en acier chrome/molybdène est produit en Slovénie et partagé avec les autres modèles Fantic de 500cc. C’est le cas aussi pour les freins ByBre et les jantes à rayons, de 19 pouces à l’avant et 17 pouces à l’arrière. Le bras oscillant en aluminium et le monoamortisseur sont nouveaux. Les pneus Michelin Anakee Wild possèdent des sculptures plus marquées que les Anakee Adventure équipant le Scrambler, ce qui ne les empêche pas d’offrir un grip plus que suffisant pour enquiller les virages sur la route. La fourche inversée est d’origine espagnole. Cette fourche Ollé de 43mm peut être entièrement ajustée et offre un débattement de 200mm. Soit 50mm de plus que sur les autres Caballero. La 500 Rally dispose également d’une protection de phare, d’un sabot et d’un garde-boue surélevé. Culminant à 860mm, la hauteur de selle de la Rally est supérieure de 40mm à celle des deux autres modèles. Pas l’idéal pour les petits gabarits. Mais la Rally se révèle svelte et ne pèse que 150kg à sec. Elle reste donc maniable et facile à conduire.

Gaz!

Pour démarrer la Rally, une simple pression sur un bouton suffit. D’emblée, grâce à son poids plume, on remarque qu’elle accélère bien. Mais évidemment, avec ses 39 chevaux et ses 43Nm, il faut constamment jouer du sélecteur avec la boîte 6 pour faire vivre ce moteur. Sur la route, la Rally atteint facilement les 125km/h. Il est possible d’aller plus vite, mais les vibrations incitent franchement à en rester là. Néanmoins, et malgré une selle guère épaisse ainsi qu'une position de conduite face au vent, le confort est de la partie, notamment grâce aux importants débattements de la partie-cycle.

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