Essai Harley-Davidson Livewire vs Zero Motorcycles SR/F

Article publié le 11/09/2020.

Comme vous avez pu le lire par ailleurs, les politiques en place ne semblent pas nous préparer un avenir radieux. Leurs décisions actuelles ne vont, en tout cas, pas dans le sens des motards. Pourtant, l'avenir de la moto semble déjà en marche avec plusieurs constructeurs développant des propositions multiroues ou électriques. Commençons en opposant deux machines qui ont récemment défrayé la chronique et alimenté les discussions.

Texte Laurent Cortvrindt et Bernard Dorsimont - Photos Jonathan Godin & LC

 

Rouler en électrique, c’est comment? Pour le savoir, nous avons demandé à quatre lecteurs de nous accompagner, le temps d’une petite balade dans la campagne brabançonne. Ils sont tous motards de longue date, ont tous possédé plusieurs motos, parfois de styles très différents et c'est précisément pour l'éclectisme et l'ouverture d'esprit dont il font preuve que nous les avons conviés.

«Ils», ce sont Christophe, Serge, Michaël et Benoît, par ailleurs fidèles du club Belgaz, institution bien connue des motards de Bruxelles et de sa région. Mais cela aurait pu être vous, qui nous lisez. Le but recherché n'étant pas de trancher afin de déterminer qui, de la Harley-Davidson Livewire ou de la Zero Motorcycles SR-F, est la meilleure moto. Mais de partir sans préjugé ni à priori et de retranscrire au mieux les premières impressions ressenties à la conduite de ces engins d’un genre nouveau.

«Géant!»: tel est le premier mot de Serge, alors que nous venons de nous installer autour d’une bonne table pour un débriefing endiablé, après deux heures de roulage. «C’est vraiment ce qui me vient à l’esprit car je trouve qu’on n’est pas au service de la mécanique», poursuit-il. «C’est fluide et sans à-coup. On n’a pas à changer de vitesse, il n’y a pas d’entraves mécaniques à la liberté d’accélérer, cela correspond à ta volonté, on dirait que ton cerveau est connecté au fonctionnement de la moto».

Michaël enchaine immédiatement. «C’est vrai que l’on a l’impression d’évoluer sur un tapis volant. C’est une sensation un peu enivrante. On profite du paysage en silence et on se concentre sur les sons de la campagne. Il n’y a pas ce mur de bruit habituel entre la moto et le paysage. C’est un peu comme si la moto recevait l’environnement, et non l’inverse.»

Christophe, lui aussi, semble marqué par ce silence saisissant. «Oui, il n’y a plus cette bulle sonore comme avec une moto thermique. Par contre, il faut s’adapter à de nouveaux bruits inconnus comme le roulement des pneus ou le chuintement des plaquettes. Grâce à cela, on est peut-être également un peu plus concentré sur son pilotage.» Benoît ne contredit pas ses comparses et se montre, lui aussi, agréablement surpris. «C’est fluide et intuitif. Et ça pousse très fort. Il y a du fun dans la moto électrique. Ce n’est pas aseptisant du tout.»

Bon, que du positif alors? Vraiment?

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