Essai Triumph Speed Twin: Du style pour une figure déjà emblématique

Article publié le 09/08/2021.

Présentée en 2018, lors de son come-back, la Speed Twin version 2021 a su se faire désirer. Elle a de quoi: ses atouts et ses atours relèvent d’un classicisme très moderne. Cet oxymore pourrait sembler pédant mais il est justifié par l’évocation d’une machine issue de la première moitié du XXe siècle et mise au goût de la modernité du début d’un XXIe siècle déjà bien chahuté. Étudions de fond en comble cette superbe et majestueuse.

Texte André Paquay - Photos Triumph/KingdomCreative

Du point de vue esthétique, bon sang ne pourrait mentir. La Speed Twin a effectué ses premiers tours de roues en 1938. À l’époque, il s’agit d’une 250cc dont le moteur a nécessairement été oublié pour l’élaboration de la nouvelle version, en 2018. Oublié? Non, pas complètement, puisque le concept du twin parallèle fut conservé. Certes, le moteur est passé à un 1.200cc plein de fougue mais robe et design ont été respectés. La machine se révèle belle, imposante. Réservoir large mais cependant élégant (14,5 litres), griffé harmonieusement aux couleurs de Triumph. La trappe de réservoir a vu s’esbaudir nombre de journalistes pour son look Monza mais il faut savoir que le bouchon n’est tenu par aucune charnière. Pour en revenir aux couleurs de Triumph, on les retrouvera un peu partout sur la machine, depuis l’intérieur du phare (belle prouesse des designers sur un éclairage full LED et des phares DRL) jusqu’aux capuchons de bougie, imitation bakélite rouge. Le bloc moteur, dans les tons noir mat, arbore ses cylindres aux ailettes dépolies au-dessus d’un carter noir mat serti de vis.  Le tout se voit paré aux extrémités de jolis garde-boue courts en aluminium brossé.

Nouvelle robe

La nouvelle mouture de la Speed Twin se voit proposée avec de nouveaux coloris (rouge ou Red Hopper, noir ou Jet Black et anthracite mat ou Matt Storm Grey) et des décos mises au goût du jour. Quelques détails dans les accessoires (feux arrière notamment) ont été up-gradés. Et des accessoires, il y en a cinquante de prévus. Ils se déclinent en trois catégories: confort (sac de réservoir, selle gaufrée…), sécurité (indicateur de pression de pneu…) ou style (sabot noir mat…). Les nouvelles jantes à douze bâtons au lieu de sept précédemment, en alu coulé, affinent les roues et leur confèrent un aspect plus intemporel. Les nouveaux silencieux - un de chaque côté, ça a de la gueule - sont désormais en métal brossé avec un embout noir mat alors qu’auparavant, ils s'affichaient en noir mat avec un embout métallique. La ligne d’échappement s’en trouve mise en évidence et vient apposer sa signature sous la machine.  En ce qui concerne l’échappement, très personnellement, j’aurais aimé qu’une finition soit apportée au collecteur à la sortie du moteur pour éviter de se retrouver avec un métal qui vieillit mal, se matifie ou, pire, puisse rouiller à moyen terme. D’autres, néanmoins, aiment ce côté brut. Pour être complet, il faut aussi relever deux petits changements: les supports de garde-boue avant et les supports de phare. Ces améliorations ne changent pas complètement l’aspect d’une machine qui, au niveau des ventes, a déjà fait ses preuves avec quelque 11.000 unités vendues depuis 2018, mais elles lui donnent un aspect plus peaufiné. Je l’ai déjà écrit, la machine se révèle esthétiquement très réussie, dans la veine de la production Triumph depuis quelques années.

Miles ou kilomètres

Pour une 1200, la Speed Twin se laisse manœuvrer à l’arrêt sans trop de problème. Il y a du poids, certes, mais ça se pousse. Après l’avoir enfourchée, le motard s’apercevra qu’elle procure une sensation de sécurité...

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