Essai Zontes 310T2: Finie, la rigolade...

Par Laurent Cortvrindt. Article publié le 11/08/2021.

Le mois passé, nous avons découvert la marque Zontes par le biais de la petite 125U1. Grimpons aujourd’hui une marche supplémentaire pour prendre le guidon du trail 310T2. Une machine qui ne va pas manquer de nous surprendre…

Texte Laurent Cortvrindt - Photos Jonathan Godin

Esthétiquement, on ne peut que se réjouir de l’identité personnelle dégagée par cette 310T2. Seul son «bec» de canard fait un peu «déjà-vu» en renvoyant à la Suzuki V-Strom. Pour le reste, nous sommes loin des sosies de Ducati Diavel ou Panigale que l’on a déjà pu trouver au sein des gammes d’autres constructeurs chinois. Les jantes, à rayons déportés, et montées sur pneus tubeless, sont du plus bel effet sur cette 310T2. Le dessin du bras oscillant en aluminium a été travaillé. Il y a aussi cette jolie peinture sur le réservoir et un éclairage LED. Et puis, en détaillant davantage la moto, on observe de nombreux éléments relativement inédits pour une machine d’une telle cylindrée. Commençons par un compteur digital en couleurs, ultracomplet, avec connexion Bluetooth et dont l’affichage futuriste plaira certainement aux jeunes (d’esprit). Deux cartographies moteur sont disponibles: Eco et Sport, et elles s’engagent d’une simple pression sur un commodo. Tout comme l’ouverture électrique de la trappe à essence et de la selle. Une simple pression sur un bouton suffit. Surprenant.

De série, la 310T2 est équipée de protège-mains, un accessoire disponible plus fréquemment en option, même sur des machines de 800cc ou plus, tout comme le démarrage sans clé. Les leviers de frein et d’embrayage sont – tous les deux! – réglables en écartement, le contour des commodos est éclairé, la bulle s’ajuste électriquement sur quelques centimètres. On note aussi la présence d’un petit vide-poche derrière le guidon où quelques câbles gênent malheureusement l’ouverture complète. Dommage car, globalement, la câblerie se veut plutôt bien masquée sur cette moto. Une double prise USB permet de brancher ses appareils électroniques, un attache-casque n’a pas été oublié le long de la selle, des barres anti-crash et un sabot moteur protègent la machine en cas de chute ou de projections. Des logos Zontes soignés rehaussent encore certaines pièces et puis, il y a ces clignotants doubles, à la fois sous les épaules de carénage et sur le côté du phare avant. Et si l’ensemble réservoir-carénage est en plastique, celui-ci fait bonne figure. Ce qui nous pousse à dire que cette «petite» brille par une dotation et une présentation n’ayant absolument pas à rougir face aux représentantes de marques plus connues et plus… chères. À part des valves coudées et des commodos dessinés un peu plus finement – ce qui ne les empêche nullement de bien fonctionner – que demander de plus?

Puissant groupe

Si tout cela peut surprendre, en réalité, il n’y a pas de quoi s’étonner. La force de frappe de Zontes est à l’image de la Chine: immense et puissante. Zontes est l’une des marques de la société Tayo, un imposant groupe industriel fondé en 2003 et qui se concentre sur l’invention et l’innovation. Celui-ci détient pas moins de 256 brevets d’apparence, 121 brevets de modèles d’utilité, 36 brevets d’invention et 3 prix «Science et technologie de l’innovation». Spécialisé dans la fabrication de véhicules motorisés, Tayo dispose également de sa propre chaîne de production d’où sortent notamment les 10 modèles de Zontes mais également les motos badgées Haojiang et Kiden.

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